Tout commence en 2024, à La Grande Épicerie de Paris, rue de Sèvres, dans le 7ème arrondissement, où je vendais les tomates d’exception que je cultive depuis 2023 sous le nom Les Pommes d’Or, destinées notamment aux cuisines de chefs étoilés.
Un jour, je remarque une foule passer devant les vitrines du magasin. Intrigué, je décide de la suivre.
Quelques minutes plus tard, je me retrouve au 140, rue du Bac, du 7ème arrondissement parisien, au milieu d’une messe célébrée en anglais. Le lendemain, j’y retourne. Cette fois, la messe est dite en espagnol.
C’est là que je redécouvre l’histoire des apparitions de la Vierge Marie à Sainte Catherine Labouré, en 1830, et cette promesse :
« Venez au pied de cet autel.
Là, les grâces seront répandues
sur toutes les personnes
qui les demanderont
avec confiance et ferveur. »
À la même époque, un ami, Olivier, était venu sur l’exploitation avec ses deux filles. Il portait une casquette Nuestra Señora de Guadalupe, que je m’étais offerte à mon tour. Avec le temps, je l’avais abîmée, mais l’écusson représentant la Vierge était resté intact. Je cherchais depuis un moment un moyen de le recoudre sur une casquette neuve.
En sortant de la Chapelle, après y avoir reçu douceur et paix en abondance, tout s’est soudain assemblé.
En 1830, la Vierge demandait que l’on frappe une médaille.
En 2024, nous nous sommes dits pourquoi ne pas prolonger en fabriquant des casquettes ?
C’est ainsi qu’est né Fragments Sacrés.
Avec un objectif : inviter les jeunes, et les moins jeunes, à venir au 140 rue du Bac, à découvrir la Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse.
Le projet a mûri durant de longs mois, au fil de nombreux échanges avec le Chapelain-recteur de la Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, que je remercie pour son écoute.
C’est à l’issue de ces échanges que cette première casquette a pu voir le jour.
Pour chaque casquette vendue, 5 euros sont reversés par les fondateurs à une œuvre caritative.
Fragments Sacrés est né ainsi.
D’une foule suivie dans une rue de Paris.
D’une casquette abîmée.
D’un autel retrouvé.
De rencontres que nous n’avions pas prévues.
Et d’une conviction : parfois, il suffit d’un fragment, une médaille, une image, un objet porté au quotidien, pour nous ramener à l’essentiel.
Arthur Kermalvezen Fournis
Audrey Kermalvezen Gauvin-Fournis
Co-fondateurs de Fragments Sacrés